Le projet Clima-Med a organisé une série d’ateliers de travail en ligne durant le mois de juillet et août avec les communes marocaines partenaires, réunissant des équipes de cadres techniques et des experts locaux dans le but de développer des idées de projets d’adaptation et d’atténuation aux changements climatiques dans le cadre du partenariat entre les communes et le projet.

Le premier atelier s’est tenu le 16 juillet 2020 avec la participation de l’équipe de la commune d’Er-Rich, représentée par M. Abba El Mustapha, technicien à la commune d’Er-Rich et Point focal du projet Clima-Med à la commune et ses collègues techniciens de l’éclairage public .

Plus de 11 idées d’actions y ont été discutées lors de cet atelier concernant différentes thématiques notamment celles de l’installation des chauffe-eaux solaires dans les écoles primaires, le reboisement des bassins versants et des cours d’eau, et l’alimentation des bâtiments communaux en énergie solaire.

La commune d’Er-Rich est une petite ville marocaine amazigh située dans la région de Derâa-Tafilalet et ayant un climat semi-aride ; elle fait partie des communes les plus actives parmi les villes que le projet Clima-Med accompagne pour l’élaboration de son PAAEDC.

Le même jour, une deuxième réunion de travail a eu lieu avec la commune de Tiznit, en présence de Mme Zineb Oufkir, technicienne paysagiste et M. Khalid Erguigue, ingénieur paysagiste à la commune de Tiznit. Une liste préliminaire d’environ 10 actions climatiques a été discutée avec l’équipe du projet Clima-Med au Maghreb. Parmi les idées d’actions listées, nous citons : le compostage des déchets verts, la revitalisation de l’oasis, et le développement d’une décharge contrôlée. Il est à signaler que Tiznit est une petite ville du sud du Maroc.

Au niveau national, la ville est connue comme « la capitale de l’argent » en raison de sa réputation pour la fabrication de bijoux en argent. Tiznit est également connue sous le nom d’Ain Zarqa, en référence à la source bleue qui a beaucoup perdu de son débit à la suite du creusement d’une nouvelle source avoisinante.

Le 20 juillet 2020, c’était au tour de la commune de Sefrou de participer à une réunion de travail en ligne organisée en présence de Mme Najia Rzama, ingénieur d’état en environnement à la commune de Sefrou et de l’équipe du projet Clima-Med au Maghreb.

Prenant en considération les priorités de la commune, des idées d’actions très variées et intéressantes en sont ressorties comme par exemple la valorisation des déchets solides des huileries, la protection de la ville par un mur de soutènement contre le glissement des terrains, le compostage des déchets verts et l’utilisation du compost par les agriculteurs dans les espaces verts de la commune et celle avoisinantes. Sefrou est une petite ville située au pied du Moyen Atlas, traversée par une rivière (Oued Agay) et connue par sa belle cascade jaillissant au sein même de la ville.

Cet atelier a été suivi, le même jour, par un deuxième engageant l’équipe de la commune de Chefchaouen avec la participation de M. Mohammed Sefiani, Président de la commune, M. Ouail Tabiti, chargé de l’efficacité énergétique et Point focal du projet à la commune, Mme Salma Chahboun, assistante AMEV et M. Abdelali El Bakkali, chargé du service environnement et coopération.

Les membres de la commune ont discuté avec l’équipe du projet Clima-Med des idées d’actions prioritaires comme l’aménagement de l’Oued traversant la ville, la valorisation de produits issus de la biodiversité locale, et la récupération du méthane de la décharge clôturée.

La commune de Chefchaouen est une commune engagée, en plein cœur du territoire du Rif au nord du Maroc. Présentant des atouts patrimoniaux et naturels incontestables, la ville dénommée la « Perle bleue » du Maroc est une des destinations touristiques les plus importantes du pays.

La série de réunions en ligne s’est poursuivie avec un cinquième atelier de travail le 21 juillet 2020 avec la commune de Drarga. Il s’est tenu en présence de M. Noureddine Boutaib, ingénieur à la commune et Point focal de Clima-Med, Mme Jamila Idourrous, présidente de l’Union des coopératives féminines, M. Ali Dandoun, professeur universitaire en géologie, M. Mouloud Chafeâ, directeur général de la commune ainsi que plusieurs autres cadres de la commune, et de l’équipe du projet Clima-Med au Maghreb.Du fait des priorités de la commune de Drarga, les idées d’actions d’atténuation développées lors de l’atelier se sont concentrées sur les thématiques des déchets solides et liquides.

En ce qui concerne l’adaptation, l’équipe du projet Clima-Med avec les représentants de la commune ont mis en évidence des idées de projets de lutte contre les inondations ainsi qu’un projet d’appui technique et de renforcement des capacités des cadres de la commune pour intégrer les changements climatiques dans la préparation et la mise en œuvre du plan d’aménagement du nouveau pôle urbain de TAGADIRT.

Avec une fréquence de deux ateliers en ligne par jour, le 21 juillet 2020, une deuxième réunion de travail s’est poursuivie avec la commune de Kénitra en présence de M. Khalid Ikrou ingénieur à la commune et Point focal de Clima-Med et de M. Mohammed Amine Rouassi, ingénieur en environnement.

Différentes idées d’actions ont été discutées comme la réutilisation des eaux usées épurées dans l’arrosage des terrains de golf, l’aménagement des pistes cyclables existantes et la création de nouvelles pistes, ainsi que l’installation de panneaux PV dans les mosquées et les écoles.

Kénitra est la quatrième ville industrielle du Royaume. Elle est l’une des plus grandes villes marocaines reliant les villes du nord à la capitale.  Dotée de la plus vaste forêt au niveau national (forêt de Maâmora), elle dispose d’une position géostratégique et de potentialités naturelles, écologiques et socio-économiques importantes. Ainsi, ces atouts lui confèrent une situation privilégiée qui oriente naturellement la ville de Kenitra vers un développement durable et une réflexion écologique et environnementale basée sur le long terme.

L’équipe de la commune d’Oujda constituée par M. Adnane El Ghazi, Chef de service de planification, environnement et de développement durable, Mme Moutawakkil du service des espaces verts, M. Mohammed Hamdaoui, responsable de la mobilité urbaine à la commune a participé à l’atelier organisé par Clima-Med le 22 juillet 2020 afin de développer des idées de projets d’adaptation et d’atténuation de la commune.

Plusieurs propositions de projets climat ont été suggérées avec l’encadrement de l’expert PAAEDCs de Clima-Med comme l’étude technique de la collecte et la gestion des eaux pluviales pour les usages domestiques et l’irrigation des espaces verts de la ville d’Oujda, l’utilisation énergie alternative et le pompage solaire dans les hammams, le projet de tri sélectif à la source pour n’en citer que ceux-là.

Oujda est la capitale de la région de l’Oriental et la plus grande ville de sa région, située à proximité de la frontière algérienne. A travers l’histoire, la ville s’est caractérisée surtout par sa position frontalière.

Quant à la commune d’Al Hoceima, un atelier de travail lui a été consacré par le projet Clima-Med le 23 juillet 2020.  M. Abdennacer Essalhi, chef de la division d’urbanisme, des affaires techniques, sociales, culturelles et sportives, M. Rifat Ballot, Chef du bureau de la coopération, du partenariat et de la communication et Mme Nadya Koubia de la direction générale des services ont représenté la commune d’Al Hoceima lors de cette réunion.

La discussion avec l’équipe du projet Clima-Med a permis de faire émerger de nouvelles idées d’actions climatiques comme la réutilisation et la valorisation des boues résiduelles de la station d’épuration, la récupération du méthane de la décharge intercommunal pour la génération de l’énergie électrique, et d’autres actions climatiques qui ciblent les priorités de la commune.

Al Hoceima est le chef-lieu de la tribu amazighe des Ibakoyen avec ses hautes falaises retombant brutalement sur le littoral méditerranéen (de 200 à 500 mètres de hauteur). Elle est connue par son parc national qui englobe les sites côtiers les mieux préservés de la côte nord marocaine, ses hautes falaises et son arrière-pays montagneux du Rif. L’eau de la mer d’Al Hoceïma se distingue par une limpidité favorisant une richesse marine de biodiversité.

Cette journée a connu un deuxième atelier de travail avec l’équipe de la commune de Tanger, formée par Mme Najoua Aknine, ingénieur en environnement et M. Ahmed Ettalhi, conseiller en environnement et développement durable au conseil communal de Tanger.

Les membres de la commune ont discuté et proposé en concertation avec l’équipe de Clima-Med des idées d’actions d’adaptation et d’atténuation comme la clôture de l’ancienne décharge et sa transformation en espace vert, le développement de l’expérience pilote de la commune du tri sélectif à la source, la protection de la ville contre les inondations et le glissement des terrains.

Située dans une baie, ouverte sur l’extrémité occidentale du détroit de Gibraltar, à environ 15 km des côtes espagnoles, Tanger est, par conséquent, l’un des lieux de passage des voyageurs circulant entre le continent européen et africain.

 Le dernier atelier de la série a eu lieu le 5 août 2020, avec la commune de Benslimane.

En présence de M. Ayoub Ziadi, ingénieur à la commune de Benslimane, une liste préliminaire de plus de 10 actions climatiques a été discutée avec l’équipe du projet Clima-Med au Maghreb dont: la gestion et l’exploitation des eaux des dayas qui entourent la ville, et la réalisation d’un Plan de circulation de la ville. Benslimane est une petite ville verte qui se situe entre la capitale économique Casablanca et la capitale administrative Rabat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Menu